L'absence de la maison Barbancourt au Mondial des Rhums, du 9 au 11 juin 2026, a été remarquée. Interrogé par Journal La Maison, Leriche Beauvoir, PDG de l'événement, l'explique par des contraintes de délais et de logistique. Plusieurs producteurs haïtiens étaient présents — Didier, Clairin Lacaille, Le Rucher.

L'absence de Barbancourt, l'une des maisons emblématiques du rhum haïtien, a été remarquée lors de l'édition 2026 du Mondial des Rhums, qui s'est tenue les 9, 10 et 11 juin. Elle a suscité des interrogations chez les visiteurs et les professionnels, compte tenu de la place de la marque dans le patrimoine national.
Mais cette non-participation ne traduisait ni désintérêt ni volonté de se tenir à l'écart de l'événement.
Interrogé par Journal La Maison, Leriche Beauvoir, PDG du Mondial des Rhums, a expliqué que les difficultés étaient principalement liées à l'organisation, aux délais et à la logistique.
La préparation d'un stand international exige d'anticiper l'acheminement du matériel, le transport des produits et l'installation de l'espace de représentation. Dans le cas de Barbancourt, ces contraintes n'ont pas permis de finaliser sa participation à temps.
Il s'agissait donc avant tout d'un problème de préparation logistique, et non d'un manque de volonté de représenter le rhum haïtien.

Même sans stand Barbancourt, plusieurs producteurs haïtiens ont présenté leur savoir-faire et la diversité de la production nationale.
Parmi eux figuraient Didier, Clairin Lacaille, Le Rucher et d'autres acteurs de la filière. Le public a ainsi pu découvrir différentes expressions du patrimoine rhumier haïtien, de la culture de la canne aux méthodes de transformation, en passant par l'identité propre à chaque production.
L'absence de Barbancourt n'a donc pas empêché Haïti d'être représentée au Mondial des Rhums.

Cette édition entendait dépasser la seule visibilité des grandes maisons pour donner une place aux producteurs, distillateurs, artisans et agriculteurs qui font vivre la filière.
Derrière chaque bouteille se trouvent des terres cultivées, le travail de la canne, des savoir-faire de transformation et des entreprises qui cherchent à faire connaître leurs produits au-delà des frontières.
Pour Haïti, cette représentation collective a permis de montrer une filière diverse, vivante et attachée à son patrimoine. Elle rappelle aussi que le rhum ne se résume pas aux marques les plus connues : de nombreux producteurs et artisans méritent encore d'être découverts.
L'absence de Barbancourt a certes marqué les esprits, mais elle ne doit pas être confondue avec une absence du rhum haïtien.
À travers les producteurs présents, Haïti a continué de faire entendre sa voix, tout en offrant au public la découverte d'autres noms et d'autres expressions de son savoir-faire.
Barbancourt n'était pas physiquement au rendez-vous cette année. Mais l'esprit du rhum haïtien, lui, était bien présent.
Gédem's Francklin EDOUARD
CHEF DE RÉDACTION DU JOURNAL LA MAISON

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