L'ancien ambassadeur du Mali auprès de l'UNESCO parraine l'édition 2026 du Prix Mondiapress Médias, fondé par Pamela Annick N'Guessan. Il y voit « une histoire de fidélité, de confiance et de conviction ».

Photo : Pamela Annick N'Guessan et l'ambassadeur Oumar Keïta, avec Gédem's Francklin Édouard, dans les studios du Journal TV La Maison.
À un mois de la cérémonie du 22 octobre à l'UNESCO, l'ambassadeur Oumar Keïta, ancien délégué permanent du Mali auprès de l'Organisation, a accepté de parrainer l'édition 2026 du Prix Mondiapress Médias. Un engagement qu'il place sous le signe de la fidélité à sa fondatrice, Pamela Annick N'Guessan. Portrait croisé de deux figures qui disent tout de l'ambition de ce prix.
Pamela Annick N'Guessan et l'ambassadeur Oumar Keïta se sont confiés au Journal TV La Maison. L'entretien est aussi à voir sur YouTube.
Il faut une conviction peu commune pour créer un prix, et plus encore pour le faire vivre. En 2014, Pamela Annick N'Guessan lance le Prix Mondiapress Médias avec une idée simple et exigeante : distinguer les journalistes, animateurs et professionnels des médias dont le travail fait connaître les cultures africaines et celles de leurs diasporas. La première édition se tient à France Ô, sous le parrainage de Luc Laventure. Deux ans plus tard, le Prix entre à l'UNESCO, où il s'installe durablement. Au fil des éditions, des personnalités comme Rama Yade, ancienne ambassadrice de France auprès de l'UNESCO, ont accepté de le parrainer.
Ce parcours ne doit rien au hasard. Spécialiste des sciences humaines et sociales, de la communication, des médias et de l'influence, journaliste attachée aux questions de santé et de culture, Pamela Annick N'Guessan coordonne aussi Afrique Perspectives Santé & Bien-Être, une initiative française à vocation panafricaine. Là encore, même méthode : faire dialoguer des mondes qui se croisent trop peu — professionnels de santé, responsables institutionnels, artistes, entrepreneurs, acteurs des diasporas.
L'édition 2026, présentée comme celle du grand retour, porte sa signature. Son thème, « Médias, Santé Mentale et Bien-Être des Africains et des Diasporas », ose aborder un sujet que bien des familles, sur le continent comme en diaspora, préfèrent encore taire. En l'inscrivant au cœur d'un prix de journalisme, Pamela Annick N'Guessan rappelle une évidence trop souvent oubliée : les médias peuvent aider à briser les silences. C'est sa marque. Elle ne se contente pas de célébrer ; elle se sert de la célébration pour ouvrir un débat.
Il y a enfin ce qui force le respect : la constance. Un prix ne vit pas le temps d'une soirée. Il vit d'années de travail patient, de partenaires à convaincre, d'institutions à rallier, de liens à entretenir. Ramener Mondiapress à l'UNESCO en 2026, c'est la preuve que cette ténacité a payé.

Le choix d'un parrain n'est jamais anodin : il dit ce qu'un prix veut être. En confiant l'édition 2026 au docteur Oumar Keïta, Mondiapress a choisi l'expérience, la fidélité et le poids de la diplomatie culturelle.
Ambassadeur, délégué permanent du Mali auprès de l'UNESCO de 2014 à 2021, Oumar Keïta a présidé le Groupe Afrique de l'Organisation, là où les délégations du continent accordent leurs positions. Titulaire de plusieurs masters et doctorats, formé notamment au Centre d'études diplomatiques et stratégiques de Paris, il a aussi participé à la création du Haut Conseil de la Diplomatie Africaine (HCDA), qui mise sur la diplomatie économique et culturelle pour le développement du continent. Peu de personnalités connaissent aussi bien la maison qui accueillera la cérémonie du 22 octobre.
Le diplomate est aussi un auteur. Il a publié cette année, aux Éditions L'Harmattan, La diplomatie culturelle sous l'angle de la Délégation permanente du Mali auprès de l'UNESCO : Influence et stratégie. Il y défend la culture comme un levier stratégique pour le Mali, dans un Sahel éprouvé par les crises : un outil de paix, de réconciliation, de rayonnement et de développement. L'ouvrage a été présenté le 9 juillet lors d'une rencontre-dédicace à la Maison de l'UNESCO, à Paris.

Son engagement auprès du Prix ne date pas d'hier. Il était en poste à l'UNESCO lorsque Mondiapress y a fait son entrée, en 2016, et il en est le parrain historique. Au micro du Journal TV La Maison, il résume ce lien d'une phrase : « C'est une histoire de fidélité, de confiance et de conviction. » Ces mots n'ont rien d'une formule de politesse. Ils décrivent un compagnonnage que l'ambassadeur n'entend pas interrompre : « Je continuerai à l'accompagner », assure-t-il. Car à ses yeux, un prix de cette nature, à l'UNESCO, « a tout son sens ».
Sa présence aux côtés de Pamela Annick N'Guessan, lors de l'entretien accordé au Journal TV La Maison, l'a montré : l'ambassadeur ne prête pas seulement son nom, il accompagne.
Son parrainage peut-il servir de levier, donner un coup de pouce, voire un coup d'éclat au Prix ? Interrogé sur ce point, l'ambassadeur répond par une idée plutôt que par un titre : « La culture en partage, c'est important. Si je dis culture en partage, c'est parce que c'est la culture qu'on partage avec tout le monde. »

Toute sa trajectoire tient dans cette formule, qui pourrait aussi résumer son livre. Au fil de sa carrière diplomatique, Oumar Keïta a défendu la culture comme un bien commun de l'humanité et un levier de rapprochement entre les peuples, et l'éducation comme une priorité vitale pour un monde traversé par les conflits. Une édition consacrée au bien-être et à la santé mentale prolonge naturellement cette vision : prendre soin des peuples, c'est aussi prendre soin de leur parole, de leurs récits, de ce qu'ils portent en eux.
Le symbole, enfin, est fort. Le Mali est la terre de Tombouctou et de ses manuscrits, la terre des griots, gardiens de la parole et de la mémoire. Un prix qui honore celles et ceux dont le métier est de transmettre pouvait difficilement trouver parrain plus éloquent. L'intéressé, lui, préfère le dire simplement : « J'accompagne ce prix-là. »

Autour de la fondatrice et de son parrain, l'édition 2026 réunit d'autres soutiens de poids. Corinne Mandjou en est la marraine, et le jury est présidé par Fatimata Wane-Sagna. La cérémonie se tiendra sous l'égide de l'Ambassade de Côte d'Ivoire en France et de sa Délégation permanente auprès de l'UNESCO, avec la participation de plusieurs ambassades partenaires. Une centaine d'invités sont attendus, et cinq catégories seront distinguées : radio, presse écrite, télévision, cyberjournalisme et photojournalisme.
Le Prix Mondiapress 2026 repose ainsi sur deux piliers : une fondatrice qui a bâti pas à pas, et un parrain qui apporte la mémoire et l'autorité de l'institution. Entre eux, ce que l'ambassadeur appelle une histoire de fidélité, de confiance et de conviction, et une même certitude : les médias peuvent relier l'Afrique, ses diasporas et l'ensemble du monde francophone — la Caraïbe et Haïti compris.
Le 22 octobre, à l'UNESCO, cette conviction aura un visage. Et même deux.
Journal TV La Maison est partenaire média du Prix Mondiapress Médias 2026.
Gédem's Francklin EDOUARD
CHEF DE RÉDACTION DU JOURNAL LA MAISON

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