Du 1er au 3 septembre, le Salon de l'Immobilier Bas Carbone réunit à Paris les acteurs de la transformation des villes et des territoires. Pour sa deuxième participation, la Guyane entend faire valoir ses réalités, ses initiatives et surtout la place de sa jeunesse dans la transition écologique.

PARIS — 3 septembre 2026.
Sous la grande verrière du Grand Palais, les questions liées à l'avenir de l'immobilier, de la ville et des territoires occupent cette semaine une place centrale. Pour sa cinquième édition, le Salon de l'Immobilier Bas Carbone (SIBCA) réunit, du 1er au 3 septembre, les acteurs engagés dans la décarbonation du secteur.
L'édition 2026 rassemble 200 exposants, 350 intervenants, 130 grands débats et conférences et 12 725 participants, selon les organisateurs. Le salon est placé sous le haut patronage du Président de la République et s'articule autour d'un objectif : agir collectivement pour accélérer la décarbonation de l'immobilier, de la ville et des territoires.
Dans cet immense rendez-vous professionnel, la Guyane occupe une place particulière.

Pour sa deuxième participation au SIBCA, la Collectivité Territoriale de Guyane est venue présenter un territoire confronté à des enjeux climatiques spécifiques, mais également porteur d'initiatives et de solutions.
La délégation est notamment conduite par Sherly Alcin, conseillère territoriale déléguée au Climat et à l'Éducation à l'Environnement.
Son message est clairement affiché sur l'espace consacré à la Guyane.
« SÉCURISER L'EAU. PROTÉGER LA VIE. »
Ces quelques mots dominent une fresque spectaculaire représentant la forêt, l'eau et la biodiversité guyanaises.

Plus qu'une simple identité visuelle, cette installation raconte une histoire : celle d'un territoire qui doit penser son avenir à partir de ses ressources naturelles, de sa biodiversité et de sa capacité à s'adapter aux bouleversements climatiques.
La fresque rappelle également une autre ambition : « La Guyane à l'avant-poste des énergies vertes. »
Un message particulièrement adapté à un salon qui cherche à rapprocher les acteurs publics et privés autour des solutions permettant de transformer durablement les territoires.

Mais l'une des particularités de cette participation réside dans la présence des Jeunes Ambassadeurs du Climat.
À travers leurs tee-shirts verts et leur présence active sur le stand, ces jeunes incarnent une génération appelée à vivre directement avec les conséquences des décisions prises aujourd'hui.

Leur participation donne au rendez-vous une dimension différente.
La transition écologique n'est plus seulement présentée comme une affaire de bâtiments, de matériaux, d'énergie ou de réglementation. Elle devient également une question de transmission, d'éducation et de responsabilité collective.
Cette démarche s'inscrit dans un programme lancé en Guyane autour de la formation, de la sensibilisation et de l'action de jeunes engagés sur les questions climatiques.
À Paris, leur présence permet ainsi de rappeler que la lutte contre le changement climatique commence aussi par la capacité à former et responsabiliser les générations futures.
La délégation a également pris part à plusieurs temps d'échange autour de sujets qui dépassent largement la seule question de l'immobilier.

La place de la Guyane dans les décisions climatiques, l'économie circulaire ou encore la santé mentale des jeunes Guyanais ont notamment nourri les discussions.
Cette diversité des sujets est révélatrice d'une évolution profonde de la réflexion climatique.
Construire autrement ne suffit plus.
Il faut également réfléchir à la manière dont les populations vivent, travaillent, se déplacent, se logent et s'adaptent dans des territoires soumis à des contraintes environnementales de plus en plus fortes.
Le SIBCA consacre d'ailleurs cette année plusieurs de ses temps forts à la résilience climatique, à la santé et aux usages, aux territoires et à l'avenir de l'immobilier bas carbone.
La présence guyanaise a également été marquée par des rencontres avec différents acteurs du débat climatique et institutionnel.
La délégation a notamment accueilli M. Olivier Jacob, conseiller outre-mer du président de la République, venu échanger autour des enjeux climatiques du territoire.

Pour la Guyane, ces échanges revêtent une importance particulière.
Ils permettent de porter directement auprès des acteurs nationaux une réalité parfois éloignée des débats métropolitains : celle d'un territoire amazonien français confronté à des problématiques environnementales, sociales et territoriales qui nécessitent des réponses adaptées.

La question n'est donc pas seulement de savoir comment appliquer les politiques climatiques en Guyane.
Elle est aussi de savoir comment intégrer l'expérience et les propositions de la Guyane dans la construction de ces politiques.
C'est probablement l'un des enseignements majeurs de cette participation.
Le SIBCA rassemble des architectes, promoteurs, investisseurs, collectivités, industriels, énergéticiens, constructeurs et spécialistes de la rénovation autour d'un même objectif : accélérer la transformation du secteur.
Mais les réalités territoriales sont différentes.
Construire bas carbone dans une grande métropole française ne répond pas nécessairement aux mêmes contraintes que construire, rénover et aménager en Guyane.
Le climat, les ressources, la biodiversité, les matériaux, les déplacements, l'accès à l'énergie et à l'eau doivent être pris en compte.
La participation guyanaise permet précisément de rappeler cette nécessité : la transition écologique devra être territorialisée si elle veut être réellement efficace.
Au fil des trois journées du salon, le stand guyanais devient ainsi bien davantage qu'un espace de présentation.
Il devient un lieu de rencontre.

Les photographies prises sur place témoignent de cette dynamique : jeunes ambassadeurs réunis autour des représentants de la délégation, échanges entre professionnels, rencontres institutionnelles et discussions devant les supports consacrés au territoire.
La Guyane y apparaît comme un territoire qui ne veut pas seulement parler de ses difficultés.
Elle veut aussi montrer ses initiatives, ses forces et les femmes et les hommes qui construisent déjà les réponses de demain.
La séquence parisienne de la délégation guyanaise s'est achevée ce jeudi 3 septembre par une réunion avec Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.

Cette rencontre vient clore trois journées de présence au Grand Palais et prolonge, au niveau ministériel, les échanges engagés sur le stand avec les représentants de l'État.
Le SIBCA 2026 s'achève ce jeudi 3 septembre à 18 heures au Grand Palais. Cette dernière journée est notamment consacrée à la prospective, avec une réflexion sur les cinq prochaines années de l'immobilier bas carbone et sur les transformations à venir du secteur.
Pour la Guyane, cependant, le véritable enjeu commence bien au-delà de ces trois journées parisiennes.
Car la question climatique ne s'arrête pas à la fermeture d'un salon.
Elle se poursuit dans les territoires. Dans les écoles. Dans les collectivités. Dans les projets d'aménagement. Dans les politiques publiques.
Et surtout auprès d'une jeunesse qui devra demain vivre avec les conséquences des décisions prises aujourd'hui.
Au Grand Palais, la Guyane n'est donc pas venue simplement présenter son territoire. Elle est venue défendre une idée : celle d'une transition écologique construite avec les territoires, avec leurs réalités et avec leur jeunesse.
Une voix amazonienne s'est ainsi invitée au cœur du débat national sur l'avenir de l'immobilier et des territoires.
Et cette voix entend désormais compter.
Sources : SIBCA 2026 et informations communiquées par la délégation guyanaise. Le programme et les chiffres de fréquentation du salon sont issus des informations officielles des organisateurs.
Photos : Journal La Maison
Gédem's Francklin EDOUARD
CHEF DE RÉDACTION DU JOURNAL LA MAISON

Le tableau le plus cher de l'histoire, vendu 450 millions de dollars en 2017, serait l'œuvre de Giovanni Boltraffio, disciple de Léonard de Vinci, à 81 % de probabilité. C'est la conclusion du chercheur brésilien Átila Soares da Costa Filho et de son logiciel d'intelligence artificielle Luminari.

Milot dans le Nord, Les Cayes dans le Sud : le ministre des Sports Pythagore Dumas a présenté le 14 octobre un projet de deux stades. Pour l'instant, seul le financement des études figure au budget 2026-2027.

Micros branchés, caméras en place, salle pleine : à 48 heures du concert ZILE, Anie Alerte a rencontré la presse ce jeudi 15 octobre. Rendez-vous samedi 17 octobre à l'Espace Chevreul de Nanterre, avec Antonny Drew, pour une grande nuit de musique haïtienne.