Étudiant brillant, footballeur, fils aîné : samedi, l'Ohio a rendu hommage au jeune Haïtien de 20 ans dont la mort, après la pose d'un bracelet électronique par l'ICE, interroge toute la diaspora.

Springfield (Ohio), 3 octobre 2026. — Il y avait des fleurs sur le cercueil, un panneau retraçant ses réussites, et une salle remplie. À l'église St. John Missionary Baptist de Springfield, famille, amis et communauté se sont réunis samedi pour honorer la mémoire de Pierre Damas Bel. Le gouverneur de l'Ohio Mike DeWine, son épouse Fran DeWine et le maire de Springfield Rob Rue assistaient à la cérémonie.
Arrivé d'Haïti aux États-Unis en 2024, Pierre Damas Bel avait obtenu cette année son diplôme de fin d'études secondaires avec mention, à Springfield. Aîné de trois enfants, il jouait en équipe première de football au lycée, comme attaquant et milieu de terrain. Inscrit au tableau d'honneur, il faisait aussi partie du programme JROTC et avait reçu en mai une bourse locale de 2 500 dollars. À la rentrée, il commençait des études de neurosciences à l'université Wright State.
Mais son été avait basculé. Selon son père, sa mort est liée, au moins en partie, au désespoir et à l'humiliation ressentis après que l'ICE (police de l'immigration) lui eut posé un bracelet électronique à la cheville, dans le contexte de la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens. Son père et des militants associatifs affirment qu'il a aussi subi des moqueries de la part d'autres étudiants à cause de ce bracelet. Une mentore de la communauté haïtienne de Columbus a résumé le sentiment général : Pierre « n'était pas un criminel, mais il a été traité comme tel ».
Le jeune homme est décédé le lundi 31 août près de Springfield. Sa famille indique qu'il s'est donné la mort, même si son père a confié avoir du mal à y croire. Quelques heures plus tôt, Pierre avait appelé son père à l'aide ; celui-ci lui avait demandé de rentrer à la maison pour en parler.
De son côté, l'ICE rejette toute responsabilité et qualifie de « fausses » les accusations portées contre elle.
Lors de la cérémonie, le pasteur Carl Ruby, qui accompagne la famille depuis le drame, a voulu que l'on se souvienne de la vie de Pierre et non seulement de sa fin : il mérite, a-t-il dit, qu'on se souvienne de lui pour bien plus que la tragédie qui a mis fin à son parcours. Viles Dorsainvil, directeur exécutif du Haitian Support Center, a également pris la parole.
À l'occasion de ces funérailles, le Journal La Maison adresse un message à tous les Haïtiens : en cette période de crise migratoire, chacun est invité à réfléchir à ses propres actions — envers les jeunes, envers les familles fragilisées, envers ceux qui vivent dans la peur et la honte. Pierre Damas Bel n'est pas un chiffre. Il est le visage d'une génération qui mérite d'être protégée, entourée et écoutée.
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Si vous traversez une période difficile, vous n'êtes pas seul. En France : 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24). Aux États-Unis : 988.
Sources : WOSU · CNN · NBC News · NPR · The Haitian Times · Springfield News-Sun · ABC6. Visuel : capture du message vidéo du Journal La Maison.
Gédem's Francklin EDOUARD / CHEF DE RÉDACTION DU JOURNAL LA MAISON

Le tableau le plus cher de l'histoire, vendu 450 millions de dollars en 2017, serait l'œuvre de Giovanni Boltraffio, disciple de Léonard de Vinci, à 81 % de probabilité. C'est la conclusion du chercheur brésilien Átila Soares da Costa Filho et de son logiciel d'intelligence artificielle Luminari.

Milot dans le Nord, Les Cayes dans le Sud : le ministre des Sports Pythagore Dumas a présenté le 14 octobre un projet de deux stades. Pour l'instant, seul le financement des études figure au budget 2026-2027.

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